Les employeurs n’hésitent pas à utiliser les réseaux sociaux pour vérifier un arrêt maladie

Les entreprises peuvent avoir recours à la puissance du Web notamment pour demander l’intervention d’un professionnel de la santé. Ce dernier devra ainsi vérifier la véracité de ce document, mais d’autres méthodes existent.

Facebook peut largement entraîner un licenciement pour faute grave si vous n’êtes pas rigoureux

Vous avez obtenu quelques jours de « vacances » grâce à un arrêt maladie. Vous serez donc absent de votre bureau pendant près d’une semaine, mais attention vous pourriez être dépassé par les évènements. Aujourd’hui, les employeurs peuvent opter pour une contre-visite médicale afin de vérifier vos symptômes, mais avec la puissance des réseaux sociaux, il est également envisageable de piocher diverses informations sur le Web. En effet, les internautes ont malheureusement le réflexe de partager leur quotidien sans aucune retenue sur Facebook, Instagram ou encore Twitter. Il suffit parfois d’un coup d’œil pour constater que monsieur ou madame avait finalement le souhait de s’extasier sur une plage de sable chaud au lieu de traiter les dossiers en attente.

Les employeurs scrutent dans le moindre détail les réseaux sociaux et étudient les profils

En effet, pendant votre arrêt maladie, faites en sorte de respecter les termes de celui-ci. Vous pourriez rapidement écoper d’une sanction comme un licenciement pour faute grave si votre absence est considérée comme abusive. Vous ne serez pas le premier à vous retrouver dans ce cas de figure, car nombreux sont qui ont été piégés par les réseaux sociaux qui prennent une ampleur importante. En effet, vous aviez eu le loisir de partager votre bonheur en postant cette photo de vous en bikini sur la plage alors que vous étiez censé être à votre domicile à cause de quelques symptômes vous empêchant de mener à bien votre travail. Il serait dommage de perdre un travail à cause de ces plateformes qui sont désormais considérées comme des journaux intimes.

L’absentéisme abusif est largement pointé du doigt par toutes les entreprises françaises

L’employeur a certes des conditions à respecter lorsque vous transmettez un arrêt de travail, il n’est par contre pas contraint de vous avertir concernant la visite de ce professionnel de la santé. Il aura le loisir de se rendre à votre domicile en fonction des horaires indiqués par votre médecin traitant. Un refus ou une absence serait susceptible d’avoir des répercussions sur votre quotidien, d’où l’intérêt d’être très rigoureux et surtout de mettre sur le banc de touche le concept de l’absentéisme abusif.