Généralisation de la complémentaire santé : Les avis des partenaires divergent

ANDRH : Un sujet sensible

L’ANDRH a notamment fait un sondage pour connaître la situation de leurs adhérents. 12% affirment se préparer pour faire un audit concernant le contrat collectif depuis janvier tandis que 64% l’ont déjà fait.

78% disposent d’un panier de soins en conformité, tandis que 20% n’en ont pas et 2% n’ont aucune idée de leur situation. 

42% avouent fournir un contrat conforme aux nouvelles dispositions, alors que 12% n’en savent rien. 21% sont contraints de changer leur contrat avant la fin de l’année et 25% vont devoir le modifier avant janvier 2018.

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CGPME : Une opportunité

Pour CGPME, l’objectif c’est d’informer chaque entreprise. 80% des PME sont d’ailleurs déjà prêtes à cette généralisation. La plupart des branches professionnelles de ces PME ont déjà instauré une couverture de complémentaire santé.

Pour les entreprises non-couvertes par des accords d’entreprises ou de branches, des solutions sont prévues par la CGPME. Cette dernière trouve la généralisation comme une opportunité d’améliorer la santé des salariés et que ceux-ci ont désormais accès à des dispositifs inexistants auparavant.

UPA : Des craintes multiples

Signataire de l’ANI en 2013, l’UPA trouve que c’est l’occasion de développer le secteur du commerce et de l’artisanat. Mais la suppression des clauses de désignation et des clauses de recommandation n’est pas bien vue. Les patrons ont beaucoup misé sur ces clauses de désignation. Aussi, l’UPA craint un dumping et une hausse des cotisations.

CJD : Une contrainte

CJD englobe des PME ne jouissant pas d’une complémentaire santé. Il leur est difficile d’être prêt avant la fin de l’année, car l’ANI est complexe et les dirigeants se soucient peu de cette mesure.

CJD perçoit cette mesure telle une contrainte. Même si la santé et le bien-être des salariés sont une priorité, l’ANI est une pression financière additionnelle.

UNAPL : Une certaine inquiétude

Les professions libérales avouent ne pas pouvoir être prêtes avant la date butoir. Les négociations destinées à proposer un ‘accord-cadre multi-professionnel’, abandonnées en 2013 vont reprendre. Cette fois, elles se focaliseront sur l’instauration d’un dispositif à destination des professions libérales ne disposant pas de branches (consultants, infirmiers…).

Pour les 19 branches, il n’y a eu que peu d’accords. Les clauses de recommandation sont adoptées à la place des clauses de désignation. Les professions libérales avouent être inquiètes, même si elles sont favorables à cette mesure.